02 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

Moins de vent et plus de particules à cause des chemtrails ?

Je suis tombé sur deux articles qui ont été mis en rapport l’un avec l’autre bien qu’ils n’ont pas de lien particulier (l’un date de 2011 alors que l’autre date de 2007) mais ils ont évidemment été diffusé au travers du prisme des chemtrails. Il me semblait donc intéressant de revenir dessus en même temps.

Le premier date de 2011, il s’agit d’une étude de la National oceanic and atmospheric administration qui indique que les particules d’aérosols ont grandement augmenté depuis une dizaine d’années (plutôt 15 ans maintenant). On peut lire l’article ici. La première chose à préciser c’est que les aérosols ne sont pas une exclusivité humaine. Ils peuvent en effet venir de feux de forêts ou d’éruptions volcaniques. L’augmentation de leur nombre est d’ailleurs supposément en partie d’origine volcanique comme le suggère l’article. Le second point à soulever, c’est que l’article ici parle des particules dans la stratosphère. Les partisans de la théorie des chemtrails suggèrent que l’augmentation des particules vient évidement d’épandages aériens. Or, les avions volent dans la troposphère, globalement entre 7 et 12 kilomètres d’altitudes. La stratosphère se trouve elle à une altitude comprise environ de 15 à 50 kilomètres d’altitudes. Par quel miracle les particules qui seraient lâchées par des épandages aériens (et qu’on retrouverait dans l’eau et le sol puisque des analyses de ces derniers sont censés le prouver) peuvent se trouver en plus dans la stratosphère, c’est-à-dire largement plus haut que là où se trouve les avions ? Rien ne permet d’avancer l’idée que de telles particules monteraient en altitudes.

En outre, dans toute leur sagesse habituelle, les partisans de la théorie des chemtrails accusent bien volontiers les épandages aérien, violant allégrement (une fois de plus) la vigilance qui caractérise les recherches scientifiques. Les scientifiques de l’étude émettent des hypothèses prudentes quant à l’augmentation de ces aérosols et attendent des études plus avancées pour se prononcer. Pour les pro-chemtrails par contre, pas besoin d’autant de précautions, ils savent avant tout le monde d’où cela vient.

 

Le second article, visible ici, publié avant le premier, indique qu’une augmentation des particules d’aérosols amène à une diminution des vents et donc des précipitations. Là encore, pas de tout, c’est la faute aux chemtrails. Pourtant, l’auteur de l’étude le dit clairement : « Jacobson advocates replacing existing motor vehicles with cleaner ones, such as renewable-energy powered battery-electric and hydrogen-fueled vehicles, and substituting contaminating power plants with networked wind farms. These actions would reduce particle emissions practically to zero, he says.« 
Traduction : « Jacobson est en faveur du remplacement des moteurs de voitures existants par des moteurs plus propres comme ceux avec des batteries électriques ou fonctionnant à l’hydrogène, ainsi que le remplacement des centrales électriques polluantes [centrales à charbon] par des éoliennes. Ces actions réduiraient l’émission de particules à pratiquement zéro ».

En somme, parler de chemtrails est largement inutile pour justifier la présence de ces particules. L’auteur de l’étude indique lui-même leur provenance, mais évidemment les pro-chemtrails préfèrent lire ce qui les arrange.

Bref, rien de nouveau sous le soleil. On retrouve toujours les mêmes raccourcis, extrapolations et imprécisions.

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