05 novembre 2014 ~ 8 Commentaires

Scientifiques, experts et pilotes prouvent l’existence des chemtrails. Vraiment ?

Il y a quelques semaines, une vidéo tirée d’une conférence ayant eu lieu cet été aux États-Unis a été publiée sur internet. La vidéo de 15 minutes est un condensé des meilleures interventions qui ont eu lieu durant cette rencontre, la conférence intégrale dépasse les 3h. Étant donné que le résumé de 15 minutes recense les meilleures interventions ou arguments, c’est cette version que je vais prendre pour analyser ce qui y est dit. Pour être le plus clair possible, je vais prendre les arguments un par un dans l’ordre chronologique de la vidéo. Pour avoir une base de discussion acceptable, nous allons partir du principe qu’une théorie est acceptable seulement si les arguments avancés sont vérifiables au travers de preuves, de données et d’analyses. Avant toute chose, voici la vidéo en question :

Image de prévisualisation YouTube

- Première intervention, celle de Iraja Sivadas, scientifique. Il compare les trainées de condensation des avions à la respiration humaine l’hiver. De manière presque caricaturale, il explique que si on marche trois kilomètres un jour de froid, il n’y aura pas de trainée de condensation qui persistera derrière nous. Cette manière de présenter les choses n’a rien de rigoureusement scientifique. Déjà, la respiration est saccadée alors que le fonctionnement des réacteurs d’un avion est continu. Ensuite, les conditions dans lesquels se produisent ces deux phénomènes ne sont pas comparables, à la fois à cause des températures, des vents, des quantités en jeu et de l’humidité. Ensuite, c’est ignorer totalement les explications scientifiques sur le sujet. On peut résumer la différence de cette manière :

Différence souffle, contrails
Contrails = condensation + congélation + sublimation.
Respiration = condensation + évaporation.

La différence majeure entre ces deux phénomènes est que les contrails gèlent alors que la respiration s’évapore car elle ne rencontre pas les conditions pour geler. Ce premier argument est donc totalement fallacieux car beaucoup trop schématique pour être appuyé par les connaissances scientifiques.

- Le second témoignage est celui du pilote de ligne Jeff Nelson. Pour lui, les trainées de condensation devraient durer moins d’une minute car elles devraient fondre et s’évaporer. Les trainées persistantes sont donc pour lui anormales et non naturelles. Comme nous l’avons vu ici, on peut facilement expliquer la différence entre des trainées non persistantes et d’autres persistantes. D’ailleurs, dire que les trainées persistantes devraient disparaitre puisqu’elles sont censées fondre est simplement contradictoire avec l’existence des cirrus. Pourquoi les trainées ne peuvent pas perdurer plusieurs heures quand les cirrus (qui sont composés de petits cristaux de glace ou de gouttelettes) peuvent eux perdurer ? Si l’un existe, l’autre a tout autant de raisons d’avoir aussi lieu.

- Troisième témoignage, celui d’Allan Buckmann, météorologiste militaire et biologiste. Ce témoignage est particulièrement intéressant car il dénote de l’argument d’autorité qui est souvent utilisé par les partisans de la théorie des chemtrails. En somme, la logique est la suivante : c’est un scientifique, ce qu’il dit doit donc être vrai. Or, les scientifiques ne sont pas exempts de fournir des preuves et force est de constater que Buckmann n’en apporte absolument aucune ici. Tout ce qu’il dit se résume par « je viens vous témoigner que les chemtrails existent car ils ont lieu et tout cela est orchestré par le complexe militaro-industriel ». Pas le moindre début de preuve est avancé, les spectateurs devraient simplement lui faire confiance ? D’un point de vue scientifique, ce genre de témoignage n’a absolument aucune valeur. Contrairement à ce qu’il dit, les médias en ont d’ailleurs parlé ici ou voire également ici ou encore dans cet article. Rien qu’en France, on peut recenser plusieurs articles qui évoquent les chemtrails ou la géo ingénierie.

- Quatrième témoignage, Franck Livolsi, docteur (en quoi ?) et pilote. Là encore, témoignage totalement inutile qui se résume à « regardez le ciel, il y a des trainées blanches ». Certes, il y en a, et alors ? Ce phénomène ne date pas d’hier et est, encore une fois, parfaitement explicable.

- Cinquième témoignage, Mark McCandlish, technicien industriel. On atteint des sommets dans le domaine des affirmations gratuites. « Les voiles blancs dans le ciel sont composés d’aluminium et vous devez me croire même si je n’apporte absolument aucune donnée ou rapport pour soutenir cette allégation », voilà en substance ce que cette personne dit. N’importe qui peut faire ça, ce n’est en rien scientifiquement acceptable.

- Retour à Iraja Sivadas qui continue sur le thème de l’aluminium avec cette phrase percutante : « Il y a de grandes quantités d’aluminium retrouvées ». Là encore, on omet totalement de fournir les preuves de cette affirmation. Où sont les références de ces analyses ? Qui a retrouvé ça, où et en quelle quantité ? On reste dans le domaine de l’affirmation gratuite. N’importe qui peut organiser une conférence et dire qu’on a trouvé de grandes quantités de tel ou tel produit sans donner la moindre indication de ses sources.

- Allan Buckmann reprend la parole et fait exactement la même chose, des produits dangereux sont utilisés mais aucune référence n’est donnée et il faut comme toujours les croire sur parole.

- Sixième témoignage, Francis Mangles, biologiste. On arrive enfin à un minimum de données bien que des références précises auraient été agréables.

Analyse

Regardons de plus près les analyses faites au mont Shasta. Ces analyses ont été réalisées le 7 juillet 2008 alors même que d’importants feux de forêts ont eu lieu à proximité de cette région, en Californie durant cette période, comme le montre ces images. Ces incendies étaient particulièrement violents et impressionnants, comme l’explique ce pompier américain qui était sur le terrain. Cet article se réfère également à un porte-parole d’une agence nationale dans le domaine des incendies qui a déclaré que « C’est véritablement un désastre national. L’ampleur est incommensurable » (This is truly a national disaster. The magnitude is incredible). Ces incendies représentaient une surface de plus de 3 000 km². Des feux de forêts ont même démarré à proximité du mont Shasta. Avec une telle quantité de fumées dégagée dans l’air et les vents en haute altitude, il est évident que des particules se dispersent sur des centaines de kilomètres. Les retardant utilisés par les bombardiers d’eau sont notamment une importante source d’oxyde d’aluminium lorsqu’ils sont chauffés, chose qui n’a rien de surprenant dans un incendie. Il faut alors se poser la question suivante : est-il bien pertinent de prendre comme référence des analyses de neige qui ont été en contact avec une atmosphère chargée par des particules provenant d’importants incendies ? En outre, est-ce bien surprenant que dans ces conditions, l’on retrouve des taux de produits anormalement élevés ?

En plus de cela, d’autres analyses ont été menées par plusieurs laboratoires indépendants à d’autres périodes de l’année et aucun n’a trouvé de taux d’aluminium inhabituels. Il faudrait ajouter que même dans des conditions normales, le taux d’aluminium n’est jamais de zéro. il est évidemment faible mais jamais inexistant. Nous avons donc là un parfait témoignage semblant accablant et alarmant mais qui en réalité est parfaitement explicable et même démontré par d’autres analyses.

- Retour d’Allan Buckmann qui encore une fois sort des propos caricaturaux. De nouveaux nuages seraient apparus. Sans doute parle-t-il de l’asperatus, repéré en 2009. Ce nuage n’est d’ailleurs pas encore rentré dans l’Atlas international des nuages. En réalité, il ne fait même pas consensus au sein de la communauté scientifique puisqu’il est considéré par certains scientifiques comme une simple variation de nuages existants et non d’un nouveau nuage à proprement parler. On dévie peu à peu dans une théorie complotiste où des choses cachées ont lieu et lorsqu’elles se voient, comme ce supposé nuage, les instigateurs du complot essaieraient de camoufler cela par des raisons scientifiques. J’ignore d’ailleurs pourquoi il est fait mention de la NASA car cet organisme n’a rien à voir avec la classification des nuages.

- Mark McCandlish reprend la parole pour parler de programmes de recherche où il serait question d’ajouter de l’aluminium dans le carburant de l’avion. Ce qui saute aux yeux, c’est d’abord qu’il s’agit d’un programme de recherche. Si c’est en test, cela veut dire que ce n’est pas généralisé et que ça ne peut pas expliquer les soit-disant taux d’aluminium trouvés par certaines analyses. Je n’ai en outre trouvé aucune référence de ces recherches sur internet et ne peux donc vérifier l’exactitude de ces informations.

- Septième témoignage, docteur Steven Davis. Il est ici question des « choses [qui] tombent du ciel ». Sans grande précision, il évoque sans doute les filaments aéroportés dont nous avons déjà parlé ici. Il est fait mention de contaminants définis, sous-entendu qui ont été repérés dans ces filaments. De quelles études parle-t-on ici ? Là encore, aucune référence. Le reste du témoignage reste dans un flou général entre morgellons et Alzheimer.

- Huitième témoignage, celui du neurologiste Hamid Rabiee. Selon ses observations, les maladies neuro-dégénératives auraient presque quadruplées depuis cinq ans. Il aurait déjà été de bonne augure d’avoir des chiffres plus précis. Un recensement individuel n’a aucune valeur et cette augmentation supposée peut s’expliquer autrement. On peut par exemple imaginer qu’avec l’expérience grandissante il reçoive plus de patients ou que davantage de patients avec ce type de maladies viennent le voir. Pour que de tels chiffres aient de la valeur, il faudrait un recensement national. Si une telle augmentation (impressionnante) avait réellement lieu, pas de doute qu’elle ferait les grands titres des journaux. En outre, notre période correspond au vieillissement des personnes nées lors du baby boom. Il y a donc plus de personnes devenant âgées qu’auparavant, et donc plus de malades dû à la vieillesse. Ajoutons à cela que les sources de pollutions se multiplient, on retrouve notamment une corrélation entre les pays développés et le nombre de victimes d’Alzheimer. Là encore, inutile de recourir à la théorie des chemtrails pour expliquer tout cela.

- Retour de Franck Livolsi. Là encore on reste dans la pure spéculation et l’affirmation gratuite et personnelle : « Je sais qu’il y a une augmentation et qu’ils sont capables d’utiliser de l’aluminium ». Et moi je sais qu’il y a des caniches qui dansent le hip-hop sur Pluton. Pourquoi devrais-je apporter des preuves quand lui se permet des affirmations gratuites ? Sa référence à la micronisation (rendre un corps solide de la taille du microgramme) est d’ailleurs en contradiction avec le reste de ce qui est généralement dit. Ordinairement, il est fait mention de filaments mais désormais c’est de la poudre ?

- Retour d’Hamid Rabiee. « Comme vous l’avez entendu, ils épandent des nano-particules ». Encore une affirmation gratuite sans aucune source fournie. Pourquoi devrait-on le croire ? Car « on l’a entendu ».

- Retour de Steven Davis, avec du grand n’importe quoi. A 7:25, il déclare qu’on peut soigner des malades de l’Alzheimer en donnant l’exemple de patients de 56 ans soignés lorsqu’ils en avaient 80. Or, l’Alzheimer ne se soigne pas comme l’indique le site France-Alzheimer : L’erreur est tellement grossière de la part d’un supposé médecin que je soupçonne une erreur de traduction. En outre, il indique que l’autisme était quasiment inexistant dans les années 70, or, cette maladie a été définie dès 1911 comme on peut le voir ici. Dès les années 40, elle a fait l’objet d’identifications plus poussées. Il ne faut pas faire l’amalgame entre l’existence réelle de la maladie et son référencement auprès de la médecine. Autrement dit, ce n’est pas parce qu’une maladie n’est pas référencée qu’elle n’existe pas. L’autisme a d’ailleurs été défini de manière plus précise dans les années 80 permettant ainsi de mieux diagnostiquer les personnes concernées, donc d’augmenter le nombre de malade recensés. Ce dernier point est démontré par une étude qui prend le cas du Danemark. Au fil des années, la définition de l’autisme s’est précisée et a permis de mieux diagnostiquer les personnes concernées.

- Retour rapide de Franck Livolsi. Certes il y a eu une volonté de réduire l’aluminium dans les déodorants car c’était une chose parfaitement quantifiable avec une incidence vérifiable sur la santé, contrairement aux chemtrails dont aucune analyse ne permet de démontrer l’existence.

- Retour de Mark McCandlish qui donne une définition des nano-particules avec comme sous-entendu que c’est ce qui est répandu par les avions. Comme dit précédemment, il faudrait se mettre d’accord, soit ce sont des particules invisibles, soit ce sont des filaments.

- Retour de Francis Mangles qui divague sur le déclin de l’agriculture (largement explicable par nos modèles agricoles plutôt que par d’éventuels épandages aériens) et toujours sans donner la moindre référence.

- Retour d’Allan Buckmann. Là encore, je renvoie au lien précédent. En outre, l’effondrement de l’écosystème s’explique largement par tout un tas d’autres pollutions et activités humaines, rien ne permet de dire que des chemtrails en seraient la cause. On divague peu à peu vers un amalgame entre causes et conséquences multiples. Buckmann persévère dans la confusion avec une référence tout à faire incorrecte sur Monsanto. Ces derniers n’ont pas développé d’OGM résistant à l’aluminium. C’est le ministère de l’agriculture brésilien en association avec le ministère de l’agriculture états-unien qui possèdent cette technologie. Celle-ci a été développée spécifiquement pour les sols trop acides qui ne permettent pas d’avoir un haut niveau de rendement. Explications ici.

- Francis Mangles revient pour de nouveau divaguer sur la dégradation des écosystèmes. Certes, la biodiversité décline, mais pourquoi venir en parler ici ? Il y a mille et une source de pollutions suffisantes pour expliquer la perde de biodiversité, quel lien avec les chemtrails ? Absolument rien n’est avancé sur ce lien de causalité.

- Retour de Mark McCandlish. Selon lui, les nano-particules déversées par les avions (source ?) auraient une influence négative sur les feux de forêt, rendant ces derniers plus puissants. Non seulement une telle chose est difficilement vérifiable mais en plus, je doute que ces supposées nano-particules soient assez nombreuses pour avoir un quelconque effet dans un tel cas. Lui-même l’a précédemment expliqué, ce sont des particules extrêmement fines qui de toute façon seraient balayées chaque fois qu’il pleut.

- Neuvième témoignage, Joseph Marman, avocat. Ce dernier semble être un espèce de magouilleur trempant dans les problèmes financiers et la malhonnêteté. Il a en effet violé la confiance de ses clients, été incapable de payer ce qu’on lui a réclamé et a même pratiqué son métier alors qu’il était suspendu par décision de justice. Il a été suspendu trois fois depuis les années 80 comme cela est indiqué ici. Si les partisans de la théorie des chemtrails n’ont trouvé que ce genre de personnes si peu honnête pour défendre leur cause, cela est bien regrettable. Je n’ai d’ailleurs pas retrouvé de référence à ses « analyses personnelles ». Ce dernier a en outre été engagé pour mener un procès à l’encontre des épandages aériens mais a dû reporter son engagement par manque de preuves dans cet affaire. Voilà ce qu’il a annoncé : « We cannot just file a suit without any direct evidence, and then hope to win because we are upset that the government is spraying us. We have no direct evidence so far, that I have seen to prove exactly who is spraying us »
Traduction : Nous ne pouvons simplement pas déposer une plainte sans aucune évidence, puis espérer gagner car nous sommes agacé que le gouvernement nous asperge. Nous n’avons pour le moment aucune évidence directe, qui permette de prouver exactement qui nous asperge.

- Retour de Francis Mangles qui continue avec ses affirmations gratuites. Il expose différentes évolutions de PH des sols, de leur acidité, du taux d’aluminium qu’ils contiennent mais ne donne jamais de date de référence. Il n’est simplement pas correct de dire « le taux d’aluminium a doublé dans le sol », vous devez donner une date de référence. Ce taux a doublé depuis quand ? En outre, toujours aucune référence disponible. Je vous renvoie aux analyses qu’il a réalisé au mont Shasta.

- Retour de Mark McCandlish qui part de l’idée qu’une étude a été réalisée en 1993 par l’US Air Force sur les nano-particules et en conclut que donc l’USAF utilise cette technologie. Des milliers d’expériences sont menées par l’US Air Force, pourquoi en déduire directement qu’il y a ensuite une utilisation de ces études ? En outre, l’armée fait également de nombreuses études pour connaître l’effet d’armes chimiques que pourraient utiliser les armées adverses, il est absurde de considérer que toutes ces études sont faites dans le but d’avoir une application directe et rien dans l’intervention de McCandlish ne permet d’appuyer ça.

- Retour de Joseph Marman. Ironiquement, ce dernier parle d’épandages venant du gouvernement fédéral et indique qu’il a suffisamment de preuves pour prouver ce qu’il avance. Alors pourquoi s’est-il retiré du projet de porter plainte en regrettant n’avoir aucune preuve satisfaisante ?

- Retour d’Allan Buckman assez étrange puisqu’il ne dit rien d’intéressant. Le complexe militaro-industriel a trop de libertés et joue sur les mots. Mais encore ?

- Retour de Franck Livolsi qui affirme que notre santé se dégrade. Sur quelles données se base-t-il pour dire ça ? Sommes-nous tous en train de mourir en agonisant ? On touche presque à la technique de la peur pour rallier des gens à sa cause.

- Retour de Joseph Marman qui l’a encore ne fait que spéculer et alimente une fois de plus la confusion entre géo ingénierie et chemtrails.

La fin de la vidéo regroupe quelques mots des organisateurs sur la passion exprimée par les intervenants. Malheureusement, la passion n’est pas suffisante pour pallier à la rigueur inexistante de tous ces témoignages.

Que retenir de cette vidéo ? Hé bien pas grand chose tant la confusion, l’amalgame et le manque de sérieux des intervenants est à déplorer. Il aurait été de bon ton d’avoir des liens vers les études et analyses dont ils font référence car, en l’état, affirmer des augmentations d’aluminium (alors que d’autres analyses ont montré le contraire dans le cas du mont Shasta) sans citer de source, ce n’est rien d’autre que des affirmations gratuites.

8 Réponses à “Scientifiques, experts et pilotes prouvent l’existence des chemtrails. Vraiment ?”

  1. Superbe article et debunk dans les règles de l’art. Bravo.

  2. Pourquoi un effort de dénigrement aussi important ? la conspiration des chemtrails est-elle si difficile à tuer ?
    Pourquoi nier les résultats d’analyse des filaments tombant du ciel, des augmentations d’aluminium et autres métaux dans l’eau de pluie et dans les sols ? (et maintenant dans notre sang, parait-il…)
    Pourquoi refuser de voir ce ballet d’avions de ligne à mi-altitude et en dehors de tout couloir aérien, répandant presque quotidiennement leurs cargaisons d’un horizon à l’autre ?
    Les lanceurs d’alerte sont de plus en plus nombreux, combien de temps les médias classiques parviendront-ils à étouffer ce soulèvement ? L’idée des chemtrails étant dévoilée aux yeux du grand public, elle fait boule de neige de façon irrésistible, et bientôt cet échafaudage brinquebalant d’intérêts vicieux va s’effondrer avec fracas…

    • Il ne s’agit pas de dénigrer mais d’analyser de manière rigoureuse les « preuves » avancées, or, elles sont bien maigres si ce n’est existantes.

      Les résultats d’analyses sont évoqués sur ce blog et ne soutiennent pas l’existence de chemtrails. Si vous avez des preuves d’augmentation de la quantité d’aluminium, je veux bien les voir.
      Le ballet d’avions est davantage explicable par l’augmentation du nombre total de vols depuis les années 70 que par une conspiration mondiale. De même, je veux bien aussi voir des preuves d’avions qui seraient plus bas que ce qu’ils doivent être.

      J’aimerais aussi bien voir ces fameux lanceurs d’alerte.

      On notera également que ce n’est pas parce que beaucoup de monde croient aux chemtrails que cela rend plus vrai cette idée. Des milliards de personnes croient en dieu, je n’ai pourtant pas encore vu de preuve de son existence.

  3. « Si une telle augmentation (impressionnante) avait réellement lieu, pas de doute qu’elle ferait les grands titres des journaux. »

    Mdrrrr
    J’ai arrêté de lire ici…

    En résumé :
    Les chemtrails, ça n’existe pas car ils en parlent pas dans les journaux !

    Quel intérêt de faire ce blog ? Il suffit de lire nos journaux !!!

  4. « Si une telle augmentation (impressionnante) avait réellement lieu, pas de doute qu’elle ferait les grands titres des journaux. »

    Et si Claire Severac était decedée, pas de doute qu’on en parlerait dans ces mêmes journaux ;)

    RIP


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